Miky
D.
Des synthés tièdes, une voix de 2 h du matin et le traversier comme métronome.
Le gars qui faisait danser
le quai
Né à Lévis, élevé entre le Vieux-Port et la shed à bateau de son oncle, Mikaël « Miky » Desrochers a appris la musique en écoutant la radio AM du traversier, dix minutes à la fois.
À 14 ans, il troque sa guitare usagée contre un clavier Casio trouvé dans un sous-sol de Saint-Romuald. Il passe ensuite ses étés à animer les soirées du camping municipal, où il découvre une règle qui ne le quittera plus : si les matantes dansent, c'est gagné.
Après un détour comme technicien de son dans les bars de Québec, il lance en 2019 son premier EP, Traversier de minuit, enregistré dans un garage avec un micro emprunté et beaucoup trop de réverbération. Le titre phare tourne en boucle sur les radios étudiantes, puis sur une publicité de crème glacée, ce qu'il assume « à 80 % ».
« Je fais de la musique pour les gens qui conduisent tard le soir sans vraiment avoir besoin d'aller quelque part. » Miky D., entrevue au Journal du Bord-de-l'Eau
Son son ? De la soul québécoise passée au filtre disco : basses rondes, synthés analogiques, chœurs en harmonie et des textes en français qui parlent de fleuve, de routes de campagne et d'amours qui finissent au dépanneur.
Avec Marée haute, son deuxième album paru en 2026, Miky D. ajoute des cuivres, un vrai batteur et une chorale de quartier. Il prépare une tournée des deux rives qui passera, promis, par au moins un sous-sol d'église.
Parcours
Le Casio
Premier clavier, premières boucles enregistrées sur cassette.
Traversier de minuit
EP autoproduit, révélation des radios étudiantes de la Capitale-Nationale.
Néons sur la 132
Premier album, tournée de 42 dates dans les bars et festivals de l'Est.
Marée haute
Deuxième album avec cuivres, chorale et la tournée des deux rives.